Reprise à la barre

Entreprises à reprendre : Numérique et médias

Toutes les procédures collectives ouvertes au cours des douze derniers mois dans ce secteur, lues avec les yeux d'un repreneur : combien de dossiers sont encore ouverts aux offres, quelles régions et quels tribunaux concentrent les ouvertures, et quelles entreprises étudier en premier.

Ouvertures depuis le 31 juil. 2026

457

Sauvegardes, redressements et liquidations

Fenêtres de reprise ouvertes

443

Offre encore recevable, aucune décision

Entreprises de 10 salariés et plus

69

Sur 267 effectifs connus

Part des ouvertures nationales

3 %

Sur les 90 derniers jours

Ce que disent les chiffres

Entre le 31 juil. 2026 et le 23 oct. 2026, le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales a publié 457 jugements d'ouverture dans ce secteur : 338 liquidations judiciaires, 101 redressements judiciaires et 18 procédures de sauvegarde.

Ce secteur représente 3 % des jugements d'ouverture publiés en France au cours des 90 derniers jours, parmi les entreprises dont l'activité est connue.

443 de ces procédures sont encore dans la période où un repreneur peut remettre une offre à l'administrateur judiciaire ou au liquidateur, sans décision du tribunal sur leur sort à ce jour. C'est le vivier réellement actionnable.

Parmi les 267 entreprises dont l'effectif est connu au registre national, 69 emploient au moins dix salariés : ce sont les dossiers où le tribunal recherche le plus activement un repreneur pour préserver les emplois.

Décisions déjà rendues sur ces dossiers : 2 plans de cession, 0 plans de continuation, 7 conversions en liquidation et 5 clôtures.

Sur la même période, 34 ventes de fonds de commerce ont été publiées avec un prix déclaré, pour un prix médian de 160 000 €. Ce repère situe le prix d'un fonds sain face à une reprise à la barre.

Régions les plus concernées

Jugements d'ouverture publiés au BODACC depuis le 31 juil. 2026
RégionOuvertures
Île-de-France218​
Auvergne-Rhône-Alpes45​
Provence-Alpes-Côte d'Azur42​
Occitanie31​
Hauts-de-France23​
Nouvelle-Aquitaine23​

Tribunaux les plus actifs

Jugements d'ouverture publiés au BODACC depuis le 31 juil. 2026
TribunalOuvertures
Tribunal des Activités Economiques de Paris103​
Tribunal des Activités Economiques de Nanterre31​
Tribunal de Commerce de Créteil21​
Tribunal de Commerce de Bobigny19​
Tribunal des Activités Economiques de Lyon18​

Procédures ouvertes notées A par notre moteur : entreprise identifiée et toujours active, au moins 20 salariés, fenêtre de reprise ouverte et valorisation indicative disponible.

Dernières procédures ouvertes

Les jugements d'ouverture les plus récents, avec leur note d'intérêt de reprise.

Points d'attention pour une reprise dans ce secteur

Dans le numérique, la valeur est immatérielle : code source, marques, abonnements et contrats clients. Assurez-vous que les droits sur le logiciel ont bien été cédés à la société par ses salariés et ses prestataires, que les données personnelles peuvent être transférées et que les développeurs clés acceptent de rester.

Comment se déroule une reprise à la barre

En redressement comme en liquidation judiciaire, le tribunal peut ordonner la cession de tout ou partie de l'entreprise. L'administrateur judiciaire ou le liquidateur fixe un délai pour le dépôt des offres et en informe les candidats ; passé cette date, une offre ne peut plus être modifiée que dans un sens plus favorable aux objectifs de la cession. En sauvegarde, la cession ne porte que sur une partie de l'activité, dans le cadre du plan.

L'offre est écrite et précise notamment le périmètre repris, le prix et ses modalités de paiement, les prévisions d'activité et de financement, le niveau et les perspectives d'emploi, ainsi que les garanties apportées (article L. 642-2 du Code de commerce). Le tribunal retient l'offre qui assure dans les meilleures conditions le maintien durable de l'emploi, le paiement des créanciers et les meilleures garanties d'exécution, pas nécessairement le prix le plus élevé.

Les dirigeants de l'entreprise et leurs proches ne peuvent en principe pas se porter repreneurs. Les contrats nécessaires à l'activité (bail, crédit-bail, fournitures) peuvent être cédés avec l'entreprise sur décision du tribunal. Les délais sont courts : il faut identifier tôt les dossiers, demander les documents au mandataire et préparer le financement en parallèle.

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