Reprise à la barre

Reprendre une entreprise dans le Grand Est

Toutes les procédures collectives ouvertes dans le Grand Est au cours des douze derniers mois, lues avec les yeux d'un repreneur : combien de dossiers sont encore ouverts aux offres, quels départements, secteurs et tribunaux concentrent les ouvertures, et quelles entreprises étudier en premier.

Ouvertures depuis le 31 juil. 2026

458

Sauvegardes, redressements et liquidations

Fenêtres de reprise ouvertes

426

Offre encore recevable, aucune décision

Entreprises de 10 salariés et plus

42

Sur 245 effectifs connus

Ouvertures sur 12 mois (BODACC)

3 251

-22 % sur un an · 8e sur 19

Ce que disent les chiffres

Entre le 31 juil. 2026 et le 23 oct. 2026, le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales a publié 458 jugements d'ouverture dans le Grand Est : 313 liquidations judiciaires, 139 redressements judiciaires et 6 procédures de sauvegarde.

Sur les douze derniers mois, le BODACC recense 3 251 ouvertures dans la région contre 4 146 l'année précédente, ce qui la place au 8e rang des 19 régions françaises par le nombre de défaillances.

426 de ces procédures sont encore dans la période où un repreneur peut remettre une offre à l'administrateur judiciaire ou au liquidateur, sans décision du tribunal sur leur sort à ce jour. C'est le vivier réellement actionnable.

Parmi les 245 entreprises dont l'effectif est connu au registre national, 42 emploient au moins dix salariés : ce sont les dossiers où le tribunal recherche le plus activement un repreneur pour préserver les emplois.

Décisions déjà rendues sur ces dossiers : 0 plans de cession, 0 plans de continuation, 16 conversions en liquidation et 16 clôtures.

Sur la même période, 470 ventes de fonds de commerce ont été publiées avec un prix déclaré, pour un prix médian de 90 000 €. Ce repère situe le prix d'un fonds sain face à une reprise à la barre.

Départements les plus concernés

Jugements d'ouverture publiés au BODACC depuis le 31 juil. 2026
DépartementOuvertures
Meurthe-et-Moselle (54)121​
Marne (51)106​
Vosges (88)81​
Aube (10)59​
Meuse (55)36​
Haute-Marne (52)30​

Secteurs les plus concernés

Jugements d'ouverture publiés au BODACC depuis le 31 juil. 2026
SecteurOuvertures
Commerce110​
Bâtiment et travaux69​
Hôtellerie-restauration69​
Industrie31​
Services de proximité29​
Conseil et ingénierie21​

Tribunaux les plus actifs

Jugements d'ouverture publiés au BODACC depuis le 31 juil. 2026
TribunalOuvertures
Tribunal des Activités Economiques de Nancy96​
Tribunal de Commerce de Reims88​
Tribunal de Commerce d'Epinal81​
Tribunal de Commerce de Troyes59​
Tribunal de Commerce de Bar-le-Duc36​

Procédures ouvertes notées A par notre moteur : entreprise identifiée et toujours active, au moins 20 salariés, fenêtre de reprise ouverte et valorisation indicative disponible.

Dernières procédures ouvertes

Les jugements d'ouverture les plus récents, avec leur note d'intérêt de reprise.

Comment se déroule une reprise à la barre

En redressement comme en liquidation judiciaire, le tribunal peut ordonner la cession de tout ou partie de l'entreprise. L'administrateur judiciaire ou le liquidateur fixe un délai pour le dépôt des offres et en informe les candidats ; passé cette date, une offre ne peut plus être modifiée que dans un sens plus favorable aux objectifs de la cession. En sauvegarde, la cession ne porte que sur une partie de l'activité, dans le cadre du plan.

L'offre est écrite et précise notamment le périmètre repris, le prix et ses modalités de paiement, les prévisions d'activité et de financement, le niveau et les perspectives d'emploi, ainsi que les garanties apportées (article L. 642-2 du Code de commerce). Le tribunal retient l'offre qui assure dans les meilleures conditions le maintien durable de l'emploi, le paiement des créanciers et les meilleures garanties d'exécution, pas nécessairement le prix le plus élevé.

Les dirigeants de l'entreprise et leurs proches ne peuvent en principe pas se porter repreneurs. Les contrats nécessaires à l'activité (bail, crédit-bail, fournitures) peuvent être cédés avec l'entreprise sur décision du tribunal. Les délais sont courts : il faut identifier tôt les dossiers, demander les documents au mandataire et préparer le financement en parallèle.