Reprise à la barre

Reprendre une entreprise en Île-de-France

Toutes les procédures collectives ouvertes en Île-de-France au cours des douze derniers mois, lues avec les yeux d'un repreneur : combien de dossiers sont encore ouverts aux offres, quels départements, secteurs et tribunaux concentrent les ouvertures, et quelles entreprises étudier en premier.

Ouvertures depuis le 31 juil. 2026

3 418

Sauvegardes, redressements et liquidations

Fenêtres de reprise ouvertes

3 383

Offre encore recevable, aucune décision

Entreprises de 10 salariés et plus

332

Sur 1 808 effectifs connus

Ouvertures sur 12 mois (BODACC)

18 103

+2 % sur un an · 1re sur 19

Ce que disent les chiffres

Entre le 31 juil. 2026 et le 23 oct. 2026, le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales a publié 3 418 jugements d'ouverture en Île-de-France : 2 651 liquidations judiciaires, 720 redressements judiciaires et 47 procédures de sauvegarde.

Sur les douze derniers mois, le BODACC recense 18 103 ouvertures dans la région contre 17 737 l'année précédente, ce qui la place au 1er rang des 19 régions françaises par le nombre de défaillances.

3 383 de ces procédures sont encore dans la période où un repreneur peut remettre une offre à l'administrateur judiciaire ou au liquidateur, sans décision du tribunal sur leur sort à ce jour. C'est le vivier réellement actionnable.

Parmi les 1 808 entreprises dont l'effectif est connu au registre national, 332 emploient au moins dix salariés : ce sont les dossiers où le tribunal recherche le plus activement un repreneur pour préserver les emplois.

Décisions déjà rendues sur ces dossiers : 0 plans de cession, 0 plans de continuation, 23 conversions en liquidation et 11 clôtures.

Sur la même période, 1 146 ventes de fonds de commerce ont été publiées avec un prix déclaré, pour un prix médian de 150 000 €. Ce repère situe le prix d'un fonds sain face à une reprise à la barre.

Départements les plus concernés

Jugements d'ouverture publiés au BODACC depuis le 31 juil. 2026
DépartementOuvertures
Paris (75)936​
Seine-Saint-Denis (93)614​
Seine-et-Marne (77)420​
Hauts-de-Seine (92)337​
Yvelines (78)325​
Val-de-Marne (94)271​

Secteurs les plus concernés

Jugements d'ouverture publiés au BODACC depuis le 31 juil. 2026
SecteurOuvertures
Bâtiment et travaux671​
Commerce626​
Hôtellerie-restauration381​
Conseil et ingénierie322​
Transport et logistique225​
Numérique et médias218​

Tribunaux les plus actifs

Jugements d'ouverture publiés au BODACC depuis le 31 juil. 2026
TribunalOuvertures
Tribunal des Activités Economiques de Paris936​
Tribunal de Commerce de Bobigny614​
Tribunal des Activités Economiques de Nanterre337​
Tribunal des Activités Economiques de Versailles325​
Tribunal de Commerce de Créteil271​

Procédures ouvertes notées A par notre moteur : entreprise identifiée et toujours active, au moins 20 salariés, fenêtre de reprise ouverte et valorisation indicative disponible.

Dernières procédures ouvertes

Les jugements d'ouverture les plus récents, avec leur note d'intérêt de reprise.

Comment se déroule une reprise à la barre

En redressement comme en liquidation judiciaire, le tribunal peut ordonner la cession de tout ou partie de l'entreprise. L'administrateur judiciaire ou le liquidateur fixe un délai pour le dépôt des offres et en informe les candidats ; passé cette date, une offre ne peut plus être modifiée que dans un sens plus favorable aux objectifs de la cession. En sauvegarde, la cession ne porte que sur une partie de l'activité, dans le cadre du plan.

L'offre est écrite et précise notamment le périmètre repris, le prix et ses modalités de paiement, les prévisions d'activité et de financement, le niveau et les perspectives d'emploi, ainsi que les garanties apportées (article L. 642-2 du Code de commerce). Le tribunal retient l'offre qui assure dans les meilleures conditions le maintien durable de l'emploi, le paiement des créanciers et les meilleures garanties d'exécution, pas nécessairement le prix le plus élevé.

Les dirigeants de l'entreprise et leurs proches ne peuvent en principe pas se porter repreneurs. Les contrats nécessaires à l'activité (bail, crédit-bail, fournitures) peuvent être cédés avec l'entreprise sur décision du tribunal. Les délais sont courts : il faut identifier tôt les dossiers, demander les documents au mandataire et préparer le financement en parallèle.